Poulet : calories et valeurs nutritionnelles
Poulet : les points clés
Poulet : apports nutritionnels recommandés (AJR)
Pour 100 g, ce que couvre le Poulet sur vos besoins quotidiens (adulte 2000 kcal).
Valeurs nutritionnelles Poulet
| Énergie | 205 kcal |
|---|---|
| Énergie | 859 kJ |
| Eau | 62 g |
| Protéines | 26 g |
| Glucides | — |
| — dont sucres | — |
| — dont amidon | — |
| Fibres | — |
| Lipides | 11 g |
| Sel | 0,23 g |
| Calcium | 15 mg |
|---|---|
| Fer | 1,2 mg |
| Magnésium | 25 mg |
| Phosphore | 200 mg |
| Potassium | 324 mg |
| Sodium | 91 mg |
| Zinc | 2,2 mg |
| Cuivre | 0,06 mg |
| Manganèse | 0,02 mg |
| Iode | 5,0 µg |
| Sélénium | 17 µg |
| Vitamine A (ER) | 8,5 µg |
|---|---|
| Bêta-carotène | — |
| Vitamine D | 0,50 µg |
| Vitamine E | 0,19 mg |
| Vitamine K1 | 3,6 µg |
| Vitamine C | 3,0 mg |
| B1 thiamine | 0,06 mg |
| B2 riboflavine | 0,18 mg |
| B3 niacine | 6,4 mg |
| B5 pantothénique | 0,88 mg |
| B6 | 0,28 mg |
| B9 folates (eq) | — |
| B12 | 0,42 µg |
| AG saturés | 4,4 g |
|---|---|
| AG mono-insaturés | 4,7 g |
| AG poly-insaturés | 2,2 g |
| Oméga-3 ALA | 0,15 g |
| Oméga-3 EPA | 0,01 g |
| Oméga-3 DHA | 0,02 g |
| Linoléique (ω-6) | 1,4 g |
| Palmitique (16:0) | 3,4 g |
| Stéarique (18:0) | 0,88 g |
| Oléique (18:1) | 2,7 g |
| Arachidonique | — |
| Cholestérol | 122 mg |
Autres viandes cuites à connaître
Poulet dans le régime méditerranéen
La cuisse de poulet a longtemps eu mauvaise réputation. Trop grasse, disait-on. À éviter pour qui surveille sa ligne ou son cholestérol.
C'est plus nuancé que ça.
205 kcal pour 100 g, 25,9 g de protéines, 11,3 g de lipides. La cuisse n'est pas le filet, c'est vrai. Mais elle apporte un profil nutritionnel intéressant à condition de savoir comment la cuisiner. Et surtout, comment la situer dans l'assiette méditerranéenne.
Ce que contient la cuisse de poulet - les vrais chiffres
Source : ANSES-CIQUAL 2025.
Énergie : 205 kcal pour 100 g. Modéré pour une viande. Protéines : 25,9 g. Densité protéique excellente. Lipides : 11,3 g. Dont 4,44 g de saturés et 4,71 g de mono-insaturés. Glucides : 0 g. Aucun sucre, aucun amidon. Logique, c'est de la viande. Fibres : 0 g. D'où l'importance de l'accompagnement végétal.
Côté minéraux, le potassium domine. 324 mg pour 100 g. Le phosphore aussi, 200 mg. Le zinc tient sa place à 2,16 mg, et le fer à 1,2 mg - moins que le bœuf, mais correct.
Petit détail que peu de gens regardent : 17,3 µg de sélénium pour 100 g. Plus du quart des besoins quotidiens couverts en une portion.
Le profil lipidique de la cuisse - moins défavorable qu'il n'y paraît
Voilà où ça devient intéressant.
Sur les 11,3 g de lipides, presque la moitié sont des mono-insaturés (4,71 g). Le même type de gras que dans l'huile d'olive. Les saturés représentent 4,44 g, soit 39 % du total lipidique - pas négligeable, mais loin du beurre ou de la charcuterie.
L'apport en oméga-3 ALA reste modeste. 0,15 g pour 100 g.
Kim et son équipe en 2016 ont comparé deux schémas alimentaires sur des paramètres métaboliques. D'un côté, viande rouge et céréales raffinées. De l'autre, produits laitiers, poulet, noix et céréales complètes. Résultat : sur la glycémie, l'insuline et les triglycérides, le second schéma s'en sort mieux. Le poulet n'est pas la viande rouge. La distinction compte.
C'est documenté.
Ce que les études disent - et ce qu'elles ne disent pas
Je vais être directe.
Les recommandations ANSES de 2015 plafonnent les viandes rouges à 500 g par semaine. Le poulet n'entre pas dans cette catégorie - c'est de la volaille. Pas de plafond strict, donc, mais ce n'est pas un blanc-seing.
Uršić et son équipe en 2026 ont testé un poulet enrichi en carnosine sur des patients atteints de syndrome coronarien chronique. Amélioration de la fonction microvasculaire, baisse du profil inflammatoire. Données encourageantes.
Reste que ce sont des effets observés sur un produit spécifique, dans un contexte clinique. Ça ne prouve pas qu'avaler une cuisse de poulet quotidienne protège votre cœur. Les essais d'intervention restent rares sur la volaille classique.
Ce qu'on peut affirmer : la volaille reste un meilleur choix qu'une viande rouge ou transformée pour la fréquence hebdomadaire.
Poulet cuisse et régime méditerranéen
Le régime méditerranéen historique n'est pas végétarien. Il fait juste passer la viande au second plan.
La volaille y trouve sa place 2 à 3 fois par semaine. Portion : 100 à 150 g cuites. Le reste de l'assiette : légumes, légumineuses, céréales complètes, huile d'olive.
Avec ses 25,9 g de protéines et zéro glucide, la cuisse complète bien une assiette riche en fibres végétales. Le potassium (324 mg) et le sélénium (17,3 µg) renforcent l'intérêt nutritionnel.
Comment cuisiner la cuisse de poulet
- Sortir la cuisse 20 min avant cuisson. Sécher la peau au papier absorbant.
- Four 200°C. Frotter avec huile d'olive, sel, herbes. Thym, romarin.
- Cuire 35-40 min côté peau au-dessus. Arroser à mi-cuisson.
- Vérifier 75°C à cœur. Repos 5 min avant de servir.
Ces informations ont un but éducatif. Elles ne remplacent pas l'avis de votre médecin.
Sources : - ANSES-CIQUAL 2025 (Licence Ouverte Etalab) | https://ciqual.anses.fr - ANSES, 2015 - Viandes rouges, viandes transformées et cancers | https://www.anses.fr/fr/content/viandes-rouges-viandes-transformees-et-cancers-point-sur-la-nouvelle-classification-du-circ - PNNS - Santé publique France | https://www.mangerbouger.fr/manger-mieux/a-tout-age-et-a-chaque-etape-de-la-vie/les-recommandations-alimentaires-pour-les-adultes - Kim et al., 2016 - Viande rouge/céréales raffinées contre laitages/poulet/noix/céréales complètes sur glucose, insuline et triglycérides (essai randomisé) | https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/27809219/ - Uršić et al., 2026 - Poulet enrichi en carnosine et fonction microvasculaire dans le syndrome coronarien chronique (essai randomisé) | https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/41901102/ - Estruch et al., 2013 - PREDIMED, régime méditerranéen et événements cardiovasculaires (essai randomisé) | https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/29897866/
Questions fréquentes sur Poulet
La cuisse de poulet fait-elle grossir ?
205 kcal pour 100 g, c'est modéré. Le problème vient rarement de la cuisse elle-même mais de sa préparation - friture, sauce crémeuse, peau systématique. Avec une cuisson au four et un accompagnement de légumes, c'est un repas équilibré. Sa densité protéique (25,9 g) coupe la faim durablement.
Faut-il manger la peau du poulet ?
La peau concentre une bonne partie des lipides, dont les saturés. La retirer avant cuisson divise environ par deux l'apport en gras. Garder la peau pendant la cuisson pour le moelleux, l'enlever ensuite : c'est le compromis classique. Pour les enfants ou en surveillance cardiovasculaire stricte, mieux vaut la retirer.
Cuisse ou blanc de poulet, lequel choisir ?
Le blanc apporte plus de protéines (28,9 g) et moins de lipides (9,9 g). La cuisse a 25,9 g de protéines et 11,3 g de lipides. Différence réelle mais pas dramatique. La cuisse offre plus de saveur, plus de fer, et sèche moins à la cuisson. Alterner les deux selon les recettes.
Le poulet bio change-t-il quelque chose nutritionnellement ?
Le profil en macronutriments reste très proche. Les différences se jouent sur les conditions d'élevage et l'absence de résidus médicamenteux. Quelques études suggèrent un meilleur ratio oméga-3/oméga-6 chez les volailles élevées en plein air. Pour un usage 2 à 3 fois par semaine, l'origine compte plus que le label seul.