Lapin : calories et valeurs nutritionnelles

Nutri-Score Calcul CIQUAL 2025
A B C D E
Bon
Bonne qualité nutritionnelle.
Ce qu'il faut retenir

Lapin : les points clés

Riche en protéines animales
20,5 g pour 100 g - protéines complètes de haute valeur biologique.
🩸
Source de fer héminique
2,3 mg pour 100 g - 16 % des besoins, très bien assimilé.
💊
Source de vitamine B12
2,2 µg pour 100 g - 88 % de l’AJR.
Calories et macronutriments

Calories Lapin par portion

167
kcal / 100g
20,5 g Protéines 68%
0,5 g Glucides 2%
9,20 g Lipides 30%
0,00 g Fibres
Ma portion 100g
Couverture des besoins

Lapin : apports nutritionnels recommandés (AJR)

Pour 100 g, ce que couvre le Lapin sur vos besoins quotidiens (adulte 2000 kcal).

Protéines 21 g
41 % des 50 g/jour
Fer 2,3 mg
16 % des 14 mg/jour
Magnésium 22 mg
6 % des 375 mg/jour
Potassium 340 mg
17 % des 2 000 mg/jour

Valeurs nutritionnelles Lapin

Énergie167 kcal
Énergie697 kJ
Eau68 g
Protéines21 g
Glucides0,50 g
— dont sucres
— dont amidon
Fibres
Lipides9,2 g
Sel0,16 g
Calcium14 mg
Fer2,3 mg
Magnésium22 mg
Phosphore200 mg
Potassium340 mg
Sodium63 mg
Zinc1,8 mg
Cuivre0,06 mg
Manganèse0,02 mg
Iode
Sélénium73 µg
Vitamine A (ER)
Bêta-carotène
Vitamine D
Vitamine E1,2 mg
Vitamine K1
Vitamine C
B1 thiamine0,10 mg
B2 riboflavine0,21 mg
B3 niacine9,0 mg
B5 pantothénique0,50 mg
B60,13 mg
B9 folates (eq)
B122,2 µg
AG saturés3,4 g
AG mono-insaturés2,6 g
AG poly-insaturés2,1 g
Oméga-3 ALA0,15 g
Oméga-3 EPA
Oméga-3 DHA
Linoléique (ω-6)1,9 g
Palmitique (16:0)2,4 g
Stéarique (18:0)0,58 g
Oléique (18:1)2,3 g
Arachidonique0,04 g
Cholestérol76 mg
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Sophie Marchand
Sophie Marchand
Journaliste scientifique en nutrition

Lapin : la viande maigre qu'on a oubliée

167 kcal pour 100 g. C'est moins qu'un blanc de poulet rôti à la peau, presque deux fois moins qu'une côte de porc.

Le lapin reste pourtant marginal dans les assiettes françaises. Dommage. Sur la fiche nutritionnelle, il coche presque toutes les cases d'une viande compatible avec un régime méditerranéen : 20,5 g de protéines, 0,5 g de glucides, 9,2 g de lipides dont une part raisonnable de saturés.

Je vous explique pourquoi cette viande mérite une place dans le roulement hebdomadaire.

Ce que contient le lapin - les vrais chiffres

Source : ANSES-CIQUAL 2025, données pour 100 g de lapin cuit.

Énergie : 167 kcal. Modéré. C'est l'une des viandes les moins denses énergétiquement.

Protéines : 20,5 g. Solide. De quoi couvrir un quart des besoins quotidiens d'un adulte avec une portion de 130 g.

Lipides : 9,2 g. Dont 3,42 g de saturés. Le reste se partage entre mono-insaturés (2,64 g) et poly-insaturés (2,06 g). Profil correct pour une viande.

Glucides : 0,5 g. Quasi nul, comme toutes les viandes.

Fibres : 0 g. Aucune. C'est normal, c'est animal.

Côté minéraux, le potassium grimpe à 340 mg pour 100 g - bien au-dessus de la majorité des viandes. Le phosphore tape à 200 mg, le magnésium à 21,8 mg. Le fer plafonne à 2,27 mg, comparable au bœuf maigre. Et un chiffre que peu de gens connaissent : 73 µg de sélénium pour 100 g. Énorme.

Sur la vitamine E, 1,22 mg. Pas révolutionnaire, mais présent.

Pourquoi le sélénium change la donne

73 µg pour 100 g. À titre de comparaison, le RNP adulte est de 70 µg/jour selon l'ANSES (2016). Une portion de 130 g de lapin et la journée est couverte. Une fois.

Le sélénium intervient dans la défense antioxydante via les sélénoprotéines. La couverture est juste correcte en France selon Santé publique France. Le lapin permet de combler facilement.

C'est documenté.

Pas un superaliment. Une source dense, peu chère, peu calorique.

Ce que les études disent sur les viandes - et ce qu'elles ne disent pas

Le contexte général sur les viandes n'est pas tendre. Le CIRC (OMS, 2015) a classé les viandes transformées en Groupe 1 (cancérogène avéré) et les viandes rouges en Groupe 2A (probablement cancérogène). 800 études analysées.

Mais le lapin n'est pas une viande rouge. C'est une viande blanche, comme la volaille. Et ce n'est pas une viande transformée.

Sur le diabète de type 2, Li et son équipe ont publié en 2024 une méta-analyse fédérée sur 1,97 million d'adultes - 31 cohortes, 20 pays, 100 000 cas incidents. Le risque augmente avec la viande rouge et la charcuterie. La volaille et les viandes blanches non transformées : signal beaucoup plus faible, voire neutre selon les sous-groupes.

Shi et son équipe, en 2023, ont confirmé sur le risque cardiovasculaire : la viande rouge non transformée et la charcuterie tirent le risque à la hausse, pas la viande blanche.

Ce sont des études d'observation. Elles ne prouvent pas que A cause B. Mais le pattern est cohérent sur des centaines de milliers de personnes.

Conclusion pratique : le lapin n'a pas été pointé du doigt dans ces grands corpus. Il fait partie des viandes neutres à favorables.

Lapin et régime méditerranéen

Dans la cuisine méditerranéenne traditionnelle, le lapin est une viande paysanne. Provence, Italie, Espagne. Cuisiné aux olives, aux herbes, à la tomate. Pas tous les jours - une à deux fois par semaine, en accompagnement de légumes.

L'étude PREDIMED (Estruch et son équipe, 2013) a montré -30 % d'événements cardiovasculaires majeurs avec un régime méditerranéen sur 7 447 participants à haut risque, suivis 4,8 ans. Le protocole méditerranéen ne supprime pas la viande. Il la limite, et privilégie les sources maigres : volaille, lapin, poisson.

Le lapin coche cette case. Maigre, sans glucides, riche en protéines de qualité, faible en saturés rapportés à la masse.

Fréquence raisonnable : 1 à 2 fois par semaine, 130 à 150 g par portion.

Comment cuisiner le lapin

  1. Découper le lapin en morceaux. Saler, poivrer.
  2. Cocotte. 2 c. à soupe d'huile d'olive. Faire dorer 5 min.
  3. Ajouter 2 oignons, 3 gousses d'ail, thym, laurier.
  4. Mouiller 200 ml vin blanc, 200 ml bouillon. Mijoter 45 min à couvert.
  5. Vérifier la cuisson. La chair doit se détacher.

Ces informations ont un but éducatif. Elles ne remplacent pas l'avis de votre médecin.

Sources : - ANSES-CIQUAL 2025 (Licence Ouverte Etalab) | https://ciqual.anses.fr - ANSES, Références Nutritionnelles 2016 | https://www.anses.fr/fr/content/les-references-nutritionnelles-en-vitamines-et-mineraux - PNNS - Santé publique France | https://www.mangerbouger.fr/l-essentiel/les-recommandations-sur-l-alimentation-l-activite-physique-et-la-sedentarite - CIRC/IARC, 2015 - Cancérogénicité des viandes rouges et transformées | https://www.who.int/fr/news-room/questions-and-answers/item/cancer-carcinogenicity-of-the-consumption-of-red-meat-and-processed-meat - Li et al., 2024 - Consommation de viande et diabète de type 2 (méta-analyse) | https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/39174161/ - Shi et al., 2023 - Viande rouge, maladies cardiovasculaires et diabète (méta-analyse) | https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/37264855/ - Estruch et al., 2013 - PREDIMED, régime méditerranéen et événements cardiovasculaires (essai randomisé) | https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/29897866/

Questions fréquentes

Questions fréquentes sur Lapin

Le lapin est-il une viande maigre ?

Oui, clairement. 9,2 g de lipides pour 100 g, dont 3,42 g de saturés seulement. C'est nettement moins qu'un porc échine ou qu'un agneau épaule. Pour un poids égal, le lapin se rapproche du blanc de poulet sur le profil lipidique.

Lapin ou poulet, quel est le meilleur choix ?

Les deux sont des viandes blanches maigres. Le lapin offre un peu plus de potassium (340 mg vs ~250 mg pour le poulet) et beaucoup plus de sélénium (73 µg). Le poulet est moins cher et plus polyvalent. Alterner les deux est le plus pertinent.

Le lapin convient-il aux régimes pauvres en glucides ?

Oui. 0,5 g de glucides pour 100 g - quasi nul. Compatible avec les approches méditerranéennes faibles en glucides ou les régimes de type cétogène. Les protéines (20,5 g) rassasient bien.

Combien de fois par semaine peut-on en manger ?

1 à 2 fois par semaine, en alternance avec poulet, dinde, poisson. Le PNNS recommande maximum 500 g/semaine de viande hors volaille. Le lapin entre dans le quota volaille/lapin, donc plus souple. Reste à varier.

Vrai ou faux ?
Testez vos idées reçues sur le Lapin
« Le lapin contient plus de sélénium qu'un steak de bœuf, à poids égal. »
Vrai. Le lapin apporte 73 µg de sélénium pour 100 g, contre 10 à 20 µg pour le bœuf haché selon les coupes. Une portion de 130 g de lapin couvre déjà le RNP adulte de 70 µg/jour. Le sélénium soutient la défense antioxydante via les sélénoprotéines.
Données : ANSES CIQUAL 2025 (Licence Ouverte Etalab)