Coeur : calories et valeurs nutritionnelles
Coeur : les points clés
Coeur : apports nutritionnels recommandés (AJR)
Pour 100 g, ce que couvre le Coeur sur vos besoins quotidiens (adulte 2000 kcal).
Valeurs nutritionnelles Coeur
| Énergie | 133 kcal |
|---|---|
| Énergie | 558 kJ |
| Eau | — |
| Protéines | 23 g |
| Glucides | — |
| — dont sucres | — |
| — dont amidon | — |
| Fibres | — |
| Lipides | 4,5 g |
| Sel | 0,15 g |
| Calcium | 5,0 mg |
|---|---|
| Fer | 6,7 mg |
| Magnésium | 21 mg |
| Phosphore | 254 mg |
| Potassium | 219 mg |
| Sodium | 59 mg |
| Zinc | 2,3 mg |
| Cuivre | 0,56 mg |
| Manganèse | 0,03 mg |
| Iode | 3,0 µg |
| Sélénium | — |
| Vitamine A (ER) | — |
|---|---|
| Bêta-carotène | — |
| Vitamine D | 0,10 µg |
| Vitamine E | 0,29 mg |
| Vitamine K1 | 0,50 µg |
| Vitamine C | — |
| B1 thiamine | 0,36 mg |
| B2 riboflavine | 1,2 mg |
| B3 niacine | 6,9 mg |
| B5 pantothénique | 1,1 mg |
| B6 | 0,33 mg |
| B9 folates (eq) | — |
| B12 | 12 µg |
| AG saturés | 1,8 g |
|---|---|
| AG mono-insaturés | 0,89 g |
| AG poly-insaturés | 0,39 g |
| Oméga-3 ALA | 0,01 g |
| Oméga-3 EPA | — |
| Oméga-3 DHA | — |
| Linoléique (ω-6) | — |
| Palmitique (16:0) | 0,61 g |
| Stéarique (18:0) | 0,67 g |
| Oléique (18:1) | — |
| Arachidonique | — |
| Cholestérol | 142 mg |
Autres viandes cuites à connaître
Coeur dans le régime méditerranéen
Coeur de boeuf : l'abat oublié qui mérite son retour dans l'assiette
Les abats ont quitté nos cuisines. Le coeur, surtout. C'est dommage parce qu'on parle d'une viande à 133 kcal pour 100 g, ultra-riche en protéines et en fer, qui coûte trois fois rien chez le boucher.
Je vous explique.
À 133 kcal et 23 g de protéines pour 100 g, le coeur de boeuf joue dans la même catégorie que les morceaux maigres comme le rumsteck ou le filet. Mais sa densité en micronutriments le place ailleurs.
Ce que contient le coeur - les vrais chiffres
Données ANSES-CIQUAL 2025.
133 kcal pour 100 g. Plus léger que la plupart des viandes rouges classiques. 23 g de protéines. Très complet en acides aminés essentiels. Le rapport protéines/calories est excellent. 0 g de glucides, 0 g de fibres. C'est une viande, pas un végétal. 4,5 g de lipides dont 1,81 g de saturés. Modéré.
Côté minéraux, c'est là que ça devient intéressant. 6,7 mg de fer pour 100 g - presque la moitié des besoins quotidiens d'un homme adulte en une portion. 254 mg de phosphore. 219 mg de potassium. 2,3 mg de zinc. Le calcium reste anecdotique à 5 mg.
Peu de gens savent que le coeur est aussi un organe musculaire, pas un viscère filtrant. Sa composition se rapproche d'un muscle squelettique, pas du foie.
Le fer héminique : pourquoi c'est important
6,7 mg de fer pour 100 g. Pour situer : un steak haché classique en contient environ 2,5 mg. Le coeur, presque trois fois plus.
Et c'est du fer héminique. Bien mieux absorbé que le fer végétal des lentilles ou des épinards.
Question pratique : à qui ça sert vraiment ? Aux femmes en âge de procréer, aux sportifs d'endurance, aux personnes avec une fatigue inexpliquée et une ferritine basse. Trois profils où le fer alimentaire fait souvent défaut.
Une portion de 150 g de coeur de boeuf. 10 mg de fer absorbable. C'est massif.
Ce que les études disent - et ce qu'elles ne disent pas
Le coeur appartient à la catégorie "viandes rouges" du CIRC. Classement Groupe 2A, "probablement cancérogène" pour les viandes rouges, Groupe 1 pour les viandes transformées. Cette classification de 2015 repose sur 800 études analysées par 22 experts.
Shi et son équipe ont publié en 2023 une revue systématique avec méta-analyse sur la viande rouge et le risque cardiovasculaire. Les résultats vont dans le sens d'une association dose-dépendante au-delà de 100 g par jour. C'est documenté.
Plus récemment, Li et son équipe en 2024 ont compilé 31 cohortes. Près de 2 millions d'adultes. 100 000 cas incidents de diabète de type 2. La viande rouge non transformée ressort comme un facteur de risque modeste mais constant.
Mais. Ces études ne distinguent presque jamais le coeur, les abats, des steaks et rôtis classiques. Ce sont aussi des études d'observation. Elles montrent des associations, pas des causes directes.
L'ANSES recommande de ne pas dépasser 500 g de viande rouge par semaine. Le coeur compte dans ce total.
Coeur et régime méditerranéen
Le régime méditerranéen historique n'excluait pas les abats. La cuisine populaire italienne, grecque ou provençale les utilisait régulièrement - pour des raisons économiques autant que culturelles.
Aujourd'hui, l'esprit du régime méditerranéen, c'est viande rouge en quantité modérée et abats valorisés. Le coeur s'inscrit pile dans cette logique.
Fréquence raisonnable : 1 à 2 fois par mois. Portion : 120 à 150 g. Toujours accompagné de légumes et d'huile d'olive.
L'étude PREDIMED publiée en 2013 avait suivi 7 447 participants. 4,8 ans de suivi médian. 30 % de réduction des événements cardiovasculaires majeurs avec un régime méditerranéen enrichi. La viande rouge y restait présente, mais limitée.
Comment cuisiner le coeur de boeuf
Le coeur demande une vraie technique. Sinon il devient caoutchouteux.
- Rincer. Retirer le gras et les vaisseaux à l'intérieur.
- Tailler en lamelles fines, 5 mm. Contre le grain.
- Mariner 2 h. Huile d'olive, ail, thym, citron.
- Poêle très chaude. 90 secondes par face. Pas plus.
- Reposer 3 min sous papier alu. Sel à la fin.
La cuisson rapide à feu vif, c'est non négociable. Une cuisson trop longue durcit la chair.
Ces informations ont un but éducatif. Elles ne remplacent pas l'avis de votre médecin.
Sources : - ANSES-CIQUAL 2025 (Licence Ouverte Etalab) | https://ciqual.anses.fr - ANSES, 2015 - Viandes rouges et viandes transformées : position après le classement CIRC | https://www.anses.fr/fr/content/viandes-rouges-viandes-transformees-et-cancers-point-sur-la-nouvelle-classification-du-circ - CIRC-OMS, 2015 - Cancérogénicité de la consommation de viande rouge et transformée | https://www.who.int/fr/news-room/questions-and-answers/item/cancer-carcinogenicity-of-the-consumption-of-red-meat-and-processed-meat - Shi et al., 2023 - Viande rouge, maladies cardiovasculaires et diabète (méta-analyse) | https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/37264855/ - Li et al., 2024 - Consommation de viande et diabète de type 2 sur 1,97 million d'adultes (méta-analyse) | https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/39174161/ - Estruch et al., 2013 - PREDIMED, régime méditerranéen et événements cardiovasculaires (essai randomisé) | https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/29897866/
Questions fréquentes sur Coeur
Le coeur de boeuf est-il considéré comme un abat à risque sanitaire ?
Non. Contrairement au foie ou aux rognons, le coeur est un muscle, pas un organe filtrant. Il ne concentre ni toxines ni résidus médicamenteux. Acheté chez un boucher de confiance, c'est une viande sûre. À conserver maximum 24 h au réfrigérateur après achat.
Combien de fois par mois peut-on en manger sans dépasser les recommandations ?
1 à 2 fois par mois en portions de 120 à 150 g, c'est raisonnable. Le coeur compte dans la limite ANSES de 500 g de viande rouge par semaine. Avec 4,5 g de lipides pour 100 g, il reste plus léger qu'un steak haché à 14,9 g.
Est-ce vraiment intéressant pour les sportifs ?
Oui. 23 g de protéines complètes et 6,7 mg de fer héminique pour 100 g, c'est imbattable sur ce ratio. Le zinc à 2,3 mg soutient la récupération musculaire. Les sportifs d'endurance, particulièrement les femmes, y trouvent un vrai intérêt nutritionnel.
Le coeur de boeuf contient-il du cholestérol en excès ?
Le coeur contient du cholestérol, comme toute viande animale. Mais l'impact du cholestérol alimentaire sur le cholestérol sanguin est aujourd'hui considéré comme modéré pour la majorité des personnes. Les acides gras saturés (1,81 g pour 100 g) comptent davantage. Et ils restent bas ici.