Poulet fermier : calories et valeurs nutritionnelles
Poulet fermier : les points clés
Poulet fermier : apports nutritionnels recommandés (AJR)
Pour 100 g, ce que couvre le Poulet fermier sur vos besoins quotidiens (adulte 2000 kcal).
Valeurs nutritionnelles Poulet fermier
| Énergie | 120 kcal |
|---|---|
| Énergie | 504 kJ |
| Eau | 71 g |
| Protéines | 22 g |
| Glucides | — |
| — dont sucres | — |
| — dont amidon | — |
| Fibres | — |
| Lipides | 3,5 g |
| Sel | 0,21 g |
| Calcium | 10 mg |
|---|---|
| Fer | 0,78 mg |
| Magnésium | 25 mg |
| Phosphore | 142 mg |
| Potassium | 267 mg |
| Sodium | 91 mg |
| Zinc | 1,3 mg |
| Cuivre | 0,13 mg |
| Manganèse | 0,02 mg |
| Iode | 4,1 µg |
| Sélénium | 9,0 µg |
| Vitamine A (ER) | — |
|---|---|
| Bêta-carotène | — |
| Vitamine D | — |
| Vitamine E | — |
| Vitamine K1 | — |
| Vitamine C | — |
| B1 thiamine | — |
| B2 riboflavine | — |
| B3 niacine | — |
| B5 pantothénique | — |
| B6 | — |
| B9 folates (eq) | — |
| B12 | — |
| AG saturés | 2,3 g |
|---|---|
| AG mono-insaturés | — |
| AG poly-insaturés | — |
| Oméga-3 ALA | — |
| Oméga-3 EPA | — |
| Oméga-3 DHA | — |
| Linoléique (ω-6) | — |
| Palmitique (16:0) | — |
| Stéarique (18:0) | — |
| Oléique (18:1) | — |
| Arachidonique | — |
| Cholestérol | — |
Autres viandes crues à connaître
Poulet fermier dans le régime méditerranéen
Le poulet fermier, c'est l'option qui rassure tout le monde. Maigre, riche en protéines, presque pas de gras. Avec ses 120 kcal pour 100 g, c'est même l'une des viandes les plus légères qu'on puisse mettre dans son assiette.
Sauf qu'on ne le mange pas tous correctement.
Je vous explique.
Ce que contient le poulet fermier - les vrais chiffres
Source : ANSES-CIQUAL 2025.
120 kcal pour 100 g. Léger pour une viande.
22 g de protéines. Une portion de 150 g couvre presque la moitié des besoins quotidiens d'un adulte de 70 kg.
3,5 g de lipides dont 2,3 g de saturés. C'est très peu pour une viande. Le bœuf haché, lui, monte à 14,9 g.
0 g de glucides, 0 g de fibres, 0 g de sucres. Comme toutes les viandes.
Côté minéraux, c'est le potassium qui domine : 267 mg pour 100 g. Le phosphore suit à 142 mg. Le magnésium plafonne à 24,9 mg, le zinc à 1,27 mg, le fer à 0,78 mg. Le fer est faible - on est loin du bœuf - mais c'est du fer héminique, donc bien absorbé.
Sodium : 90,7 mg, soit 0,21 g de sel. Naturellement bas, tant qu'on ne le sale pas trop à la cuisson.
Pourquoi le poulet fermier change tout
Un poulet standard et un poulet fermier label rouge, ce n'est pas la même viande. Élevage plus long (81 jours minimum contre 35-40 pour le standard), accès au plein air, alimentation à 75 % de céréales. Résultat : muscle plus dense, moins d'eau, profil lipidique différent.
La chair est plus ferme. Le goût plus marqué.
Et surtout : moins de pertes à la cuisson, parce que le poulet standard rend beaucoup d'eau.
Ce que les études disent - et ce qu'elles ne disent pas
Uršić et son équipe ont publié un essai randomisé en 2026 sur des patients atteints de syndrome coronarien chronique. Le poulet enrichi en carnosine a amélioré la fonction microvasculaire et réduit l'inflammation. Effectifs limités, donc à confirmer. Mais le signal est intéressant pour une population à risque.
Kroff et al., en 2017, ont testé un repas de poulet épicé chez des sujets en surpoids. Effets métaboliques mesurables sur la dépense énergétique post-prandiale. Étude courte. Pas de quoi conclure sur le long terme.
Je vais être directe.
Ces études ne disent pas que le poulet « fait maigrir » ou « protège le cœur ». Elles montrent que comme source protéique, il s'intègre bien dans une alimentation équilibrée. C'est tout. Et c'est déjà beaucoup.
Le vrai point d'attention vient d'ailleurs. Mortezazadeh et son équipe en 2023 ont compilé les données mondiales sur les hydrocarbures aromatiques polycycliques dans le poulet grillé type kebab. Quand la viande est cuite à très haute température au contact direct de la flamme, ces composés se forment. Cancérogènes potentiels. C'est documenté.
La cuisson compte autant que le choix de la viande.
Poulet fermier et régime méditerranéen
La volaille fait partie du modèle méditerranéen. Les régions du sud en consomment plus que le bœuf ou l'agneau, qu'on réserve aux fêtes. C'est cohérent avec l'étude PREDIMED (Estruch et al., 2013) : 7 447 participants à haut risque cardiovasculaire, 4,8 ans de suivi, 30 % d'événements cardiovasculaires majeurs en moins. Le régime intégrait poulet, poisson, légumineuses - les protéines animales rouges étaient minoritaires.
Fréquence recommandée : 2 à 3 fois par semaine. Portion : 120 à 150 g cuites.
Cuisson douce. Légumes en accompagnement. Huile d'olive plutôt que beurre.
Comment cuisiner le poulet fermier
- Sortir 30 min avant. Tempérer la viande.
- Sécher la peau. Saler côté chair.
- Four 180°C. Cuire 1h pour 1,5 kg.
- Arroser toutes les 20 min avec le jus.
- Repos 15 min avant de découper.
Ces informations ont un but éducatif. Elles ne remplacent pas l'avis de votre médecin.
Sources : - ANSES-CIQUAL 2025 (Licence Ouverte Etalab) | https://ciqual.anses.fr - PNNS - Santé publique France | https://www.mangerbouger.fr/manger-mieux/a-tout-age-et-a-chaque-etape-de-la-vie/les-recommandations-alimentaires-pour-les-adultes - ANSES, 2015 - Viandes rouges, viandes transformées et cancers | https://www.anses.fr/fr/content/viandes-rouges-viandes-transformees-et-cancers-point-sur-la-nouvelle-classification-du-circ - Estruch et al., 2013 - PREDIMED, régime méditerranéen et événements cardiovasculaires (essai randomisé) | https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/29897866/ - Uršić et al., 2026 - Poulet enrichi en carnosine et fonction microvasculaire (essai randomisé) | https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/41901102/ - Mortezazadeh et al., 2023 - Hydrocarbures aromatiques polycycliques dans le poulet grillé (méta-analyse) | https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/37777082/
Questions fréquentes sur Poulet fermier
Le poulet fermier contient-il vraiment moins de gras qu'un poulet standard ?
Globalement oui, surtout sur le filet. Avec 3,5 g de lipides pour 100 g sur la chair, le poulet fermier est très maigre. La peau, elle, reste grasse - environ 30 % de lipides. Pour un repas léger, retirer la peau après cuisson divise l'apport gras par trois.
Faut-il privilégier le filet ou la cuisse ?
Les deux ont leur place. Le filet est plus maigre, la cuisse contient plus de fer et de zinc. Sur 100 g, l'écart calorique est modéré : 120 kcal en moyenne. La cuisse est aussi plus tendre et moins sèche à la cuisson. Alterner les deux.
Le poulet bio est-il vraiment meilleur que le label rouge ?
Pas forcément sur le plan nutritionnel. Le label rouge garantit déjà 81 jours d'élevage minimum, plein air, alimentation contrôlée. Le bio ajoute l'absence d'OGM et de traitements de synthèse dans l'alimentation. Sur le goût et la texture, les deux sont comparables. Sur le porte-monnaie, le label rouge reste plus accessible.
Combien de fois par semaine peut-on en manger ?
2 à 3 fois par semaine sans souci, dans le cadre d'une alimentation variée. Le PNNS recommande de varier les sources protéiques : poisson, œufs, légumineuses, volaille. Avec 22 g de protéines pour 100 g, une portion de 150 g couvre largement les besoins du repas.