Coque : calories et valeurs nutritionnelles

Nutri-Score Calcul CIQUAL 2025
A B C D E
Bon
Bonne qualité nutritionnelle.
Ce qu'il faut retenir

Coque : les points clés

💊
Source de vitamine B12
38,0 µg pour 100 g - 1520 % de l’AJR.
🩸
Source de fer
14,0 mg pour 100 g - 100 % de l’AJR.
Source de magnésium
63 mg pour 100 g - 17 % de l’AJR.
🦴
Source de calcium
208 mg pour 100 g - 26 % de l’AJR.
Source de protéines
13,6 g pour 100 g.
Calories et macronutriments

Calories Coque par portion

87
kcal / 100g
13,6 g Protéines 67%
5,6 g Glucides 28%
1,10 g Lipides 5%
0,00 g Fibres
Ma portion 100g
Couverture des besoins

Coque : apports nutritionnels recommandés (AJR)

Pour 100 g, ce que couvre la Coque sur vos besoins quotidiens (adulte 2000 kcal).

Protéines 14 g
27 % des 50 g/jour
Fer 14 mg
100 % des 14 mg/jour
B9 folates 12 µg
6 % des 200 µg/jour
Magnésium 63 mg
17 % des 375 mg/jour
Potassium 139 mg
7 % des 2 000 mg/jour
Calcium 208 mg
26 % des 800 mg/jour

Valeurs nutritionnelles Coque

Énergie87 kcal
Énergie368 kJ
Eau78 g
Protéines14 g
Glucides5,6 g
— dont sucres
— dont amidon
Fibres
Lipides1,1 g
Sel0,96 g
Calcium208 mg
Fer14 mg
Magnésium63 mg
Phosphore161 mg
Potassium139 mg
Sodium384 mg
Zinc1,4 mg
Cuivre0,11 mg
Manganèse0,24 mg
Iode163 µg
Sélénium63 µg
Vitamine A (ER)
Bêta-carotène
Vitamine D
Vitamine E1,9 mg
Vitamine K11,0 µg
Vitamine C2,0 mg
B1 thiamine0,02 mg
B2 riboflavine0,10 mg
B3 niacine0,64 mg
B5 pantothénique0,05 mg
B60,04 mg
B9 folates (eq)12 µg
B1238 µg
AG saturés0,29 g
AG mono-insaturés0,08 g
AG poly-insaturés0,33 g
Oméga-3 ALA0,03 g
Oméga-3 EPA0,12 g
Oméga-3 DHA0,09 g
Linoléique (ω-6)0,00 g
Palmitique (16:0)0,15 g
Stéarique (18:0)0,08 g
Oléique (18:1)
Arachidonique0,04 g
Cholestérol51 mg
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Coque dans le régime méditerranéen

Sophie Marchand
Sophie Marchand
Journaliste scientifique en nutrition

Coque : le petit coquillage qui concentre fer et iode comme peu d'aliments

Dans les ports de Bretagne et sur les étals méditerranéens, on la croise toute l'année. La coque, Cerastoderma edule, c'est ce petit bivalve qu'on ramasse à marée basse et qu'on cuisine en marinière, en persillade, ou simplement à la vapeur avec un trait de citron.

86,9 kcal pour 100 g. Quasiment rien.

Pourtant, derrière cette légèreté calorique, on a un profil nutritionnel qui mérite qu'on s'y arrête. Surtout pour le fer.

Ce que contient la coque - les vrais chiffres

Données ANSES-CIQUAL 2025.

13,6 g de protéines pour 100 g. C'est plus que l'œuf dur (13,5 g), comparable à du poulet maigre. 1,1 g de lipides seulement. Dont 0,33 g de polyinsaturés et 0,028 g d'oméga-3 ALA. Profil maigre. 5,64 g de glucides. Zéro sucre. La coque stocke un peu de glycogène, c'est inhabituel pour un produit de la mer. 0 g de fibres. Normal, c'est animal. 14 mg de fer pour 100 g. Six fois plus que le bœuf haché.

Le calcium tape à 208 mg, le magnésium à 63,1 mg, le potassium à 139 mg. L'iode atteint 163 µg et le sélénium 63 µg. Une portion couvre largement les besoins quotidiens en iode.

Peu de gens le savent : c'est un des aliments les plus riches en fer de la base CIQUAL.

Le fer de la coque : une densité rare

14 mg de fer pour 100 g, c'est exceptionnel. Pour mettre en perspective : il faudrait avaler 560 g de bœuf haché (2,5 mg/100 g) pour atteindre la même quantité.

Et ce fer-là est héminique. La même forme que dans la viande rouge. Bien absorbée par l'organisme - on parle de 15 à 35 % de biodisponibilité, contre 2 à 20 % pour le fer végétal.

Pour les femmes en âge de procréer, dont les besoins tournent autour de 16 mg/jour selon les RNP de l'ANSES, une portion de 100 g de coques couvre quasiment la totalité.

C'est concret.

Iode et sélénium : le combo thyroïde

163 µg d'iode pour 100 g. La RNP adulte est de 150 µg/jour. Une seule portion suffit.

L'iode, on en manque en France. L'ANSES a identifié des couvertures insuffisantes dans la population, notamment chez les femmes enceintes. La coque, comme tous les coquillages filtrants, concentre l'iode de l'eau de mer.

Le sélénium, lui, atteint 63 µg pour 100 g. C'est un cofacteur des sélénoprotéines, impliquées dans la conversion des hormones thyroïdiennes et la défense antioxydante.

Deux nutriments souvent déficitaires. Une seule assiette.

Ce que les études disent - et ce qu'elles ne disent pas

Je vais nuancer.

Les études spécifiques sur la coque sont rares. La littérature scientifique sur les coquillages s'intéresse plutôt aux moules, aux huîtres, aux crevettes. Aref et son équipe ont publié en 2023 un essai contrôlé randomisé sur l'huile de crevette chez des enfants et adolescents : amélioration des marqueurs cardio-métaboliques. Données intéressantes, mais on parle d'huile de crustacé, pas de coquillage entier.

Pour le poisson en général, Zheng et son équipe ont compilé des données en 2012. Question posée : la consommation de poisson réduit-elle la mortalité coronarienne ? Réponse oui. Effet dose-réponse documenté.

Le repère PNNS reste 2 portions de produits de la mer par semaine, dont une grasse. La coque entre dans la catégorie « produit de la mer maigre ».

Côté grandes études du régime méditerranéen, PREDIMED (Estruch et son équipe, 2013) a inclus les fruits de mer dans le bras méditerranéen. 7 447 participants. 4,8 ans de suivi. 30 % d'événements cardiovasculaires majeurs en moins. Les coquillages faisaient partie du paquet.

C'est cohérent. Pas une preuve directe pour la coque seule.

Coque et régime méditerranéen

Les coques sont consommées depuis l'Antiquité sur tout le pourtour méditerranéen. En Espagne, les berberechos font partie des classiques de la cuisine galicienne et catalane. En Italie, les vongole (cousines proches) signent les pâtes alle vongole.

Sur le plan nutritionnel, c'est un alignement net. Protéines maigres, oméga-3 marins en petite quantité, profil pauvre en saturés (0,29 g/100 g), riche en minéraux. Exactement ce que cherche le régime méditerranéen.

Fréquence raisonnable : 1 à 2 fois par semaine, en alternance avec d'autres produits de la mer.

Un point à surveiller toutefois : le sodium. 384 mg pour 100 g, soit 0,96 g de sel. Les coques retiennent l'eau de mer. Ne pas saler à la cuisson.

Comment cuisiner la coque

  1. Faire dégorger les coques. Eau froide salée, 2 heures minimum. Sable obligatoire à éliminer.
  2. Rincer plusieurs fois. Jeter celles qui restent ouvertes.
  3. Cuisson marinière. Casserole chaude, échalote, vin blanc. 3 minutes à couvert.
  4. Coques ouvertes = cuites. Fermées après cuisson : à jeter.
  5. Servir aussitôt. Persil frais, jus de citron, pas de sel.

Ces informations ont un but éducatif. Elles ne remplacent pas l'avis de votre médecin.

Sources : - ANSES-CIQUAL 2025 (Licence Ouverte Etalab) | https://ciqual.anses.fr - ANSES - Références Nutritionnelles pour la Population (RNP) | https://www.anses.fr/fr/content/les-references-nutritionnelles-en-vitamines-et-mineraux - PNNS - Poisson et produits de la mer | https://www.mangerbouger.fr/l-essentiel/les-recommandations-sur-l-alimentation-l-activite-physique-et-la-sedentarite/aller-vers/aller-vers-les-poissons-gras-et-maigres-en-alternance - Zheng et al., 2012 - Consommation de poisson et mortalité coronarienne (méta-analyse) | https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/22014163/ - Aref et al., 2023 - Huile de crevette et facteurs de risque cardio-métaboliques chez l'enfant (essai randomisé) | https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/35311593/ - Estruch et al., 2013 - PREDIMED, régime méditerranéen et événements cardiovasculaires (essai randomisé) | https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/29897866/

Questions fréquentes

Questions fréquentes sur Coque

La coque est-elle plus riche en fer que la viande rouge ?

Oui. Largement. 14 mg de fer pour 100 g de coques contre 2,5 mg pour le bœuf haché. Le fer est héminique dans les deux cas, donc bien absorbé. Une portion de 100 g de coques couvre presque les besoins quotidiens d'une femme adulte.

Peut-on manger des coques pendant la grossesse ?

Oui, à condition qu'elles soient bien cuites. Les coques crues ou peu cuites présentent un risque de listériose et de toxi-infection. Cuites à cœur (3 minutes minimum, coquilles bien ouvertes), elles apportent fer, iode et folates précieux pendant la grossesse. 12 µg de B9 pour 100 g.

La coque est-elle trop salée ?

Naturellement riche en sodium : 384 mg pour 100 g, à cause de l'eau de mer qu'elle filtre. Pour une personne sans problème cardiovasculaire, c'est gérable. Pour une personne hypertendue, j'invite à limiter à 100 g par portion et à ne jamais ajouter de sel à la cuisson.

Coques surgelées ou fraîches : quelle différence nutritionnelle ?

Les valeurs CIQUAL portent sur les coques cuites toutes origines confondues. La surgélation préserve protéines, fer et minéraux. La différence se joue surtout sur la texture et le goût. Côté nutrition, fraîches ou surgelées, on est sur le même profil.

Vrai ou faux ?
Testez vos idées reçues sur la Coque
« 100 g de coques apportent plus de fer que 100 g de bœuf haché. »
Vrai. Les coques contiennent 14 mg de fer pour 100 g, contre 2,5 mg pour le bœuf haché selon CIQUAL 2025. Soit près de six fois plus. Dans les deux cas le fer est héminique, donc bien absorbé. Une portion de coques peut couvrir à elle seule les besoins quotidiens en fer d'une femme adulte (16 mg/jour selon les RNP ANSES).
Données : ANSES CIQUAL 2025 (Licence Ouverte Etalab)