Alimentation, diabète et Ramadan
Fatima OULHADJ est diététicienne. Elle a elle-même des origines méditerranéennes. Après un passage dans le milieu hospitalier, elle s’est orientée vers la Santé publique.
“J’essaie dans ma pratique quotidienne de tenir compte de l’origine des personnes, des habitudes culinaires, de la place du repas, des produits (étrangers) cuisinés… car tout change d’un pays à un autre mais aussi d’une région à une autre!”
Le Ramadan correspond à une période très importante pour tous les musulmans mais aussi pour nous soignants pendant laquelle le diabète se déséquilibre fortement. Le Ramadan consiste en un jeune diurne qui n’autorise aucune prise alimentaire ni liquide du lever du soleil à son coucher. Malgré sa contre indication chez les diabétiques, beaucoup de personnes musulmanes continuent de le faire à leur détriment.
Durant cette période, la manière de s’alimenter est ponctuellement modifiée. L’alimentation est beaucoup plus sucrée et grasse qu’habituellement et appauvrie en fibres (peu de fruits et légumes frais) d’où des glycémies fréquemment plus élevées.
Certains plats traditionnels constituent la base du Ramadan et ne déséquilibrent pas la ration.
Les soupes habituellement préparées correspondent à une part de féculent c’est-à-dire qu’un bol de Chorba ou Harira apporte en moyenne 20 à 30 g de glucides
Les fruits secs peuvent être consommés en équivalence avec les fruits frais. Un fruit frais peut être remplacée par 02 dattes.
Le message essentiel à faire passer à nos patients serait de structurer leurs prises alimentaires autour de 03 repas « en heures décalées » et non en un grignotage continu. Au final, cela correspondrait à un petit déjeuner (très tôt), un déjeuner (à la rupture du jeune) et un dîner (dans la nuit). L’hydratation doit être suffisante et régulière sur cette période (eau, thé, café, lben…) et encore plus si le patient fait le Ramadan dans son pays d’origine (étant donné les températures très élevées !).
Les féculents habituellement consommés (pâtes, riz…) peuvent sur cette période être remplacés par de la semoule, de l’orge, des vermicelles…. Suivant les préparations privilégiées par la famille. Le pain peut être remplacé par des Baghrir (crêpes épaisses), Harcha (galette de semoule).
Certains aliments seront à consommer avec un plus de modération (mais pas d’interdits !) comme les pâtisseries orientales, les biscuits, les fruits oléagineux, les beignets…
La surveillance des glycémies doit sur cette période être accrue! D’où l’importance d’une consultation médicale avant le Ramadan afin d’adapter les prises médicamenteuses (et non en supprimer certaines) et informer les patients sur les risques d’hypoglycémies, d’acidocétose diabétique… et leur expliquer quand ils sont obligés de rompre leur jeune voire même quand ils doivent se rendre à l’hôpital !
Fatima OULHADJ
Exemple de repas pendant le Ramadan pour une personne diabétique :
Rupture (Maghreb)
- un petit bol de Chorba ou Harira,
- 1 à 2 dattes,
Puis
- Boisson chaude sans sucre,
- pain ou Baghrir accompagné de beurre ou d’huile d’olive ou d’olives vertes (on évitera le miel, la confiture, …)
2°repas
- Crudités
- Plat principal type ragoût avec légumes,
- un morceau de pain,
- Lben (lait fermenté),
- un fruit frais,
- boisson chaude sans sucre type café, thé… (Pas de jus ni de sodas)
Petit déjeuner
- Pain beurré ou à l’huile d’olive (ou un plat de féculents),
- lait ou yaourt ou fromage,
- boisson chaude sans sucre (café au lait, thé..),
- fruit frais.
Date de dernière modification : 04/01/2010
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pour un diabetique type1 ou type 2 impossible de jeuner pendant 15 heures .impossible de réster sans boire de l’eau ni resister à la faim.reste à signaler aussi les horaires de prendre son medicament est ce aprés le ftour ou apres le shor .si on jeune ces médicaments peuvent entrainer l’hopoglécimie .
dans tous les cas je dis qu’un diabétique ne dois pas faire le ramadan .