Régime méditerranéen

Toute l'actualité scientifique sur les bienfaits du régime crétois

Le régime crétois possède des propriétés cardiovasculaires différentes selon les sujets

Le régime crétois agirait sélectivement (et positivement) sur certains marqueurs de l’athérosclérose. C’est ce que vient de démontrer une étude américaine sur un échantillon de plus de 13000 sujets.

L’athérosclérose est un processus complexe conduisant à l’accumulation de graisse dans la paroi des vaisseaux, du fait entre autres d’un phénomène inflammatoire. A terme, cette paroi va se fragiliser et risque d’entraîner la formation d’un caillot sur certaines de ses zones abîmées qui finira par se détacher, ce qui entraînera l’obstruction d’un vaisseau plus petit, conduisant à un infarctus, un AVC ou tout autre phénomène vasculaire sérieux.

Bref, l’athérosclérose est une épée de Damoclès qu’il convient de contenir…

C’est là qu’on parlera de bon ou de mauvais cholestérol. Le bon cholestérol (HDL) transporte les lipides de la périphérie de l’organisme vers le foie tandis que le mauvais cholestérol (LDL, VLDL) fait l’inverse et donc augmente la formation de l’athérome.

Dans cette étude, les sujets ont du remplir des questionnaires pour évaluer leur conduite alimentaire. Il a ensuite été calculé un score d’adhésion au régime méditerranéen.

Chez l’homme de moins de 45 ans, suivre le régime crétois diminue le ratio cholestérol total / HDL, l’insuline circulante, et les globules blancs circulants (impliqués dans les phénomènes inflammatoires). Bref, du tout bon !

Chez l’homme de plus de 45 ans, plus l’alimentation tend vers le régime crétois, plus les paramètres biologiques s’améliorent, mais pas exactement les mêmes que chez le jeune :

Le ratio cholestérol total / HDL diminue, mais également l’HbA1c et l’index HOMA, ce qui se traduit concrètement par une diminution du risque de diabète. Diminuent également le taux de protéine C réactive et la fibrine circulante : c’est à dire une diminution du risque inflammatoire et du risque de formation de thrombus. Le taux de bon cholestérol augmente significativement.

Chez la femme non-ménopausée, ce sont d’autres paramètres qui diminuent, toujours dans le bon sens : cholestérol total / HDL, cholestérol à l’exclusion du HDL, HbA1c. Le bon cholestérol augmente.

Et enfin chez la femme ménopausée, avoir une alimentation de type méditerranéenne entraîne une diminution des triglycérides (graisses circulantes), de l’insuline sérique, et une augmentation du bon cholestérol.

En conclusion, suivre le régime crétois permet de diminuer significativement le risque cardiovasculaire, que ce soit chez l’homme ou chez la femme, que le sujet soit jeune ou âgé !

Source

Relationship between Mediterranean Diet Score and atherothrombotic risk: Findings from the Third National Health and Nutrition Examination Survey (NHANES III), 1988-1994.
Carter SJ, Roberts MB, Salter J, Eaton CB.
Atherosclerosis. 2010 Jan 14. [Epub ahead of print]

Crédits photo : Stuck in Customs

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