Des Oméga-3 contre les psychoses chez l’adolescent
Une nouvelle étude qui pèse lourd ! Publiée dans les Archives of General Psychiatry, l’une des plus prestigieuses publications médicales en psychiatrie, il s’agit d’une étude contrôlée (vs placebo), soit le type d’étude donnant les résultats les plus fiables sur le plan scientifique.
L’utilisation des médicaments antipsychotiques fait actuellement débat. Prise de poids, diabète, leurs effets secondaires ne sont pas anodins. A l’inverse, les acides gras insaturés de type Oméga-3 n’ont pas d’effets secondaires connus et bénéficient d’un faisceau scientifique confirmant chaque jour leurs bienfaits.
81 adolescents à haut risque de psychose ont été enrôlés dans cette étude qui a duré 12 semaines et répartis en 2 groupes :
- le premier groupe (41 patients) a reçu des oméga-3 sous forme de compléments alimentaires
- le second groupe (40 patients) a reçu un placébo.
Sur les 41 patients sous oméga-3, 2 ont développé une psychose (4,9%) contre 11 dans le , groupe placebo (27,5%).
Par rapport au placebo, les oméga 3 ont diminué les symptômes positifs (délusions, hallucinations,désorganisations de la parole et du comportement), négatifs (diminution des expressions émotionnelles, de la productivité de la pensée et du langage et des comportements dirigés vers un objectif), et généraux.
Les auteurs concluent que les oméga-3 réduisent le risque de progression d’une psychose et s’inscrivent dans une stratégie efficace et sans danger en prévention chez les jeunes à la limite du seuil psychotique.
Source
Long-Chain {omega}-3 Fatty Acids for Indicated Prevention of Psychotic Disorders: A Randomized, Placebo-Controlled Trial
G. Paul Amminger; Miriam R. Schäfer; Konstantinos Papageorgiou; Claudia M. Klier; Sue M. Cotton; Susan M. Harrigan; Andrew Mackinnon; Patrick D. McGorry; Gregor E. Berger
Arch Gen Psychiatry. 2010;67(2):146-154.
Crédits photo : dou_ble_you
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Il y a une branche de la psychiatrie qui s’occcupe de l’alimentation en relation avec le mental. Il faut remarquer qu’à elle seule avec son pourcentage elle ferait mieux que ses collègues partisans de psychotropes, lesqueli détruisent plus qu’autre chose les individus, sous couvert de soin.
Cette psychiatrie saine remplacera prochainement sa partie malade de l’argent, car les plaintes s’accumulent, et la communauté scientifique et médicale découvre que les psychotropes cachent un bluff médical total.
Il existe des études montrant effectivement que l’alimentation pourrait jouer un rôle positif en psychiatrie. Celle-ci en est une. J’ai déjà eu l’occasion d’en commenter d’autres dans ce blog.
Je n’adhère néanmoins pas à vos propos qui ne sont pas scientifiquement fondés. Les psychotropes sont malheureusement nécessaires dans certains cas. Bien sûr, comme tout médicament, une mauvaise utilisation peut conduire à des situations préjudiciables. Ces situations sont heureusement marginales.
Certaines sectes comme l’Eglise de Scientologie mènent un combat notamment sur le plan médiatique contre l’utilisation des psychotropes, ce qui tend à exposer à leur influence des personnes fragiles…
La communauté scientifique se positionne différemment, véritables études scientifiques à l’appui, et préconise leur utilisation lorsqu’elle est nécessaire. Diététique et médecine sont complémentaires, pas contradictoires.