Les effets de l’alcoolisme sur le sommeil durent longtemps après le sevrage

Le régime méditerranéen comprend la consommation modérée de vin rouge. Cette notion de “modération” est bien évidemment subjective. La littérature scientifique l’évalue à 2 à 3 verres de vin rouge pour les hommes, 1 à 2 pour les femmes.
L’excès d’alcool est néfaste, ce n’est pas une nouveauté. J’ai néanmoins découvert une étude qui m’a interpelé sur ses conséquences à long-terme sur le sommeil.
Parue dans la prestigieuse revue médicale Sleep, cette étude avait pour objectif d’évaluer l’impact de l’alcoolisme sur la structure du sommeil tant chez l’homme que chez la femme.
42 alcooliques (27 hommes) et 42 personnes témoins se sont prêtées à cette étude. La structure de leur sommeil a été évaluée pendant une nuit.
Les résultats montrent via différents indicateurs chez les alcooliques qui n’ont pas bu pendant 719 jours un sommeil altéré, de moins bonne qualité, bénéficiant de moins de phases de sommeil profond. Ce point pourrait contribuer au déclin cognitif observé chez le sujet alcoolique.
Source
Impact of Alcoholism on Sleep Architecture and EEG Power Spectra in Men and Women
Ian M. Colrain, Sharon Turlington, Fiona C. Baker
Sleep 2009;32(10):1341-1352.
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