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Etude de la FSA, les défenseurs du Bio ripostent !

Etude de la FSA, les défenseurs du Bio ripostent !

Etude de la FSA, les défenseurs du Bio ripostent !

Une étude britannique récente a lancé la polémique sur les produits Bio, concluant en l’absence de vertu complémentaire sur le plan médical. Je vous invite à lire le post sur le sujet.

Elle dénonce notamment un biais de sélection des études. En se limitant aux seules études parues en langue anglaise, les auteurs ont omis la moitié des travaux scientifiques sur le sujet.

La Soil Association déplore surtout que l’Agence a également omis de considérer les résultats d’une étude récente, achevée en avril 2009, financée par l’Union Européenne, incluant 31 instituts de recherches et universités, et ayant coûté au contribuable européen plus de 18 millions d’euros : Quality Low Input Food. Cette étude fut à l’origine de plus d’une centaine de publications scientifiques.

Parmi ses conclusions (à paraître prochainement, nous y reviendrons), notons que les aliments Bio sont plus riches en certains nutriments comme les antioxydants, les vitamines, ou les glycosinolates; Ils contiennent également davantage d’Oméga-3 et de polyphénols. Ces derniers n’ont pas de valeur nutritives à proprement parler mais j’ai déjà eu de nombreuses occasions de commenter des études démontrant leurs bienfaits.

Plus important, l’étude de la FSA n’a pas cherché à évaluer l’impact sur la santé des pesticides, des insecticides et des herbicides, pourtant accusés en 2006 par la Commission Européenne d’induire des cancers, des troubles neurologiques et de participer à la diminution de la fertilité masculine.

Enfin, comme l’ont d’ailleurs reconnu les auteurs à l’origine de la publication polémique, il n’existe pas ou peu d’étude réellement solide comparant les produits biologiques aux produits plus traditionnels en termes d’impacts sur la santé.

Le Monde rajoute :

De surcroît, aux yeux des critiques, la Food Standard Agency, fondée après la crise de la vache folle de 1999-2000, défend les intérêts des organisations paysannes traditionnelles et des gros producteurs, plutôt que ceux des artisans du bio. La FSA a ainsi reçu le soutien de Justin King, directeur général du géant de la distribution britannique Sainsbury pour qui “l’industrie bio n’a pas répondu aux questions que se posent les consommateurs”.

Source

FSA report on organic food – our response, Soil Association, 05/08/2009

Soil Association response to the Food Standards Agency’s Organic Review, Soil Association, 29/07/2009

Quality Low Input Food

De surcroît, aux yeux des critiques, la Food Standard Agency, fondée après la crise de la vache folle de 1999-2000, défend les intérêts des organisations paysannes traditionnelles et des gros producteurs, plutôt que ceux des artisans du bio. La FSA a ainsi reçu le soutien de Justin King, directeur général du géant de la distribution britannique Sainsbury pour qui “l’industrie bio n’a pas répondu aux questions que se posent les consommateurs”.

Les défenseurs du bio rappellent son rôle écologique, Le Monde, 05/08/2009

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