Les différents types d’études cliniques
La vocation première de ce site internet est de commenter des études cliniques. En fonction de ce que l’on cherche à démontrer, plusieurs méthodologies différentes pourront être entreprises. Il me semblait important d’expliciter quels sont les différents types d’études cliniques, quel niveau de preuve elles apportent.
- Le rapport de cas (en anglais le “case report”) et les séries de cas (en anglais : “case series”)
Rapport de cas : description d’un évènement inhabituel survenu chez un sujet. Exemple : effet indésirable d’un médicament très rare et non documenté.
Séries de cas : description d’une série de cas comparables. Dans le monde médical, il s’agit souvent de personnes suivant le même traitement ou ayant la même maladie. Ce type de publication permet par exemple d’essayer de comprendre les caractéristiques d’un effet secondaire atypique.
- L’étude transversale (en anglais : “cross-sectional study”)
Il s’agit là d’une étude épidémiologique qui décrit la fréquence d’une maladie ou de ses facteurs de risque, à un moment donné ou pendant une période donnée. Une telle étude permet par exemple de comparer le nombre de personnes ayant un indice de masse corporelle supérieur à 30 kg/m² en 1980 par rapport à 2009.
- L’étude croisée (en anglais : “cross-over”)
Il s’agit là d’une étude expérimentale.
Lors d’une étude croisée, on administre à un groupe de sujet 2 traitements l’un après l’autre, dans un ordre déterminé au hasard. Les deux traitements sont généralement séparés par une période pendant laquelle on n’administre rien au sujet, aussi appelée de “wash-out”.
L’intérêt d’une étude croisée est de s’affranchir de la variabilité d’un individu à l’autre. Chaque participant de l’étude testera les deux traitements.
Le risque est que le premier traitement perturbe l’évaluation du second, d’où cette période de “wash-out”.
L’étude de cas témoins (en anglais : “case-control study”)
Cette fois-ci il s’agit d’une étude rétrospective. Des sujets présentant une maladie donnée sont sélectionnés. En parallèle, le même nombre de sujets sains, comparables (âge, sexe, poids…) mais n’étant pas atteints de la maladie servira de comparateur.
Les antécédents de chacun des 2 groupes sont ensuite analysés, afin d’essayer de mettre en évidence une différence susceptible d’expliquer la survenue de la maladie.
Ces études sont intéressantes dans le cas de maladies rares ou qui nécessitent une longue période d’exposition.
Elles sont également intéressante car elles permettent d’éviter de recourir à des pratiques qui ne seraient pas éthiques. Par exemple, il ne serait pas envisageable de conduire une étude visant à administrer de larges quantités d’alcool à un groupe de sujets pour mesurer la survenue d’un cancer. Une étude de “cas-témoins” consisterait à étudier chez les patients ayant un cancer quelle est (ou était) leur consommation d’alcool comparé à celle d’un groupe “témoin”.

- L’étude de cohorte ou de suivi (en anglais “cohort study” ou “follow-up study”)
Cette fois-ci, il s’agit d’une étude prospective. Les sujets sont sélectionnés en fonction de leur exposition à un facteur de risque, et non en fonction de l’issue.

- L’essai contrôlé ou randomisé (en anglais : “randomized controlled study”)
Probablement le type d’étude la plus robuste. Les essais randomisés sont par exemple utilisés pour évaluer l’efficacité d’un médicament.
Les patients sont répartis au hasard en 2 groupes. Le premier recevra le traitement à évaluer, le second recevra un traitement de référence ou un placébo.
Si les patients sont maintenus dans l’ignorance du traitement qu’ils prennent, on parle d’essai en “simple aveugle”. Si leur médecin ignore également le traitement pris par le patient, on parle de “double aveugle”. Le “double aveugle” permet de lever de nombreux biais et donc de rester le plus objectif possible lors de l’interprétation des résultats.

- La méta-analyse
La méta-analyse consiste à rassembler les données de plusieurs études conçues de manière similaires, avec des patients relativement comparables.
La méta-analyse permet de réunir virtuellement de très nombreux patients et de quantifier des évènements rares.
En conclusion, on choisira le type d’étude à pratiquer en fonction de l’algorithme ci-dessous.

Source
Définition des principaux types d’études, Bibliothèque de la faculté de médecine, Université de Liège, site visité le 26/07/2009
Articles sur le même sujet
- A propos
- Le régime méditerranéen
- Contact
- Regime-mediterraneen.fr fête son premier mois, Supergélule et Santéblog invités à la fête !
- Grands principes de diététique
Chargement





bonsoir, c’est pas un commentaire que je vais faire mais plutôt vous poser un question, j’ai trouvé une étude déscriptive transversale de facteur de risque et dans l’analyse des résultats ils ont comparé le la population qui présentait une certaine maladie (dans ce cas le cancer) à la population générale de l’étude tout en sachant que la populatin générale de l’étude est composée de la population saine et la population malade. est ce que ce type d’analyse est logique? svp rendez moi la réponse sur mon e-mail, merci d’avance