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Chez la souris, l’exposition dès le début de la vie à de la nourriture grasse modifie les préférences alimentaires à long-terme.

Chez la souris, l'exposition dès le début de la vie à de la nourriture grasse modifie les préférences alimentaires à long-terme.Exposer les enfants dès leur plus jeune âge à de la nourriture grasse pourrait impacter à long-terme leurs préférences alimentaires. Telles sont les conclusions d’une étude américaine parue dans Neuroscience, le journal officiel de l’International Brain Research Organization.

L’objectif de ces chercheurs fut d’identifier les facteurs précoces à l’origine de l’épidémie d’obésité touchant les pays occidentaux. Il ne s’agit là que d’une étude sur la souris. Il est toujours hasardeux de transposer directement ces résultats chez l’homme mais ces expériences comportementales n’en perdent pas pour autant leur intérêt.

Des souris ont ainsi été exposées dès leur troisième semaine à une nourriture enrichie en matières grasses. Une fois à l’âge adulte, ces souris ont montré davantage d’appétence pour la nourriture grasse que celles qui n’ont pas été exposées.

Ces phénomènes s’expliqueraient notamment par une altération de certains marqueurs physiologiques impliquant la dopamine, une substance souvent associée aux phénomènes de recherche du plaisir.

Sur la base de ces résultats, sous réserve d’être transposables à l’homme, nous pouvons conclure que l’éducation alimentaire commence dès le plus jeune âge et qu’il convient d’éviter autant que possible d’exposer les enfants trop tôt à la “mal-bouffe”, même si leur métabolisme très actif peut laisser supposer qu’elle sera sans séquelles…

Source

Early life exposure to a high fat diet promotes long-term changes in dietary preferences and central reward signaling.
Teegarden SL, Scott AN, Bale TL.
Neuroscience. 2009 May 21. [Epub ahead of print]

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