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5 fév 2010

Hypertension : préférez une alimentation pauvre en glucides aux médicaments amaigrissants

Envoyé par Olivier GRYSON. Pas de commentaire

Les médicaments amaigrissants sont souvent sujets à polémique médiatique, notamment à l’arrivée des beaux jours.

Ah les merveilleux effets d’une pilule miracle pour retrouver la ligne !

Perdre du poids ne s’inscrit pas nécessairement dans une démarche esthétique mais peut également être envisagée pour prévenir des problèmes de santé : diabète, maladies cardiovasculaires.

J’attire votre attention sur une étude du New England Journal of Medicine que j’ai eu l’occasion de commenter il y a quelques mois qui avait démontré que tous les régimes alimentaires se valent et que seule une diminution de l’apport calorique permet de perdre du poids.

L’objet de cette nouvelle étude est de comparer deux démarches amaigrissantes, non pas sur un critère de poids, mais de paramètres cardiovasculaires : quelle alimentation est la plus efficace pour diminuer la tension artérielle et améliorer les paramètres biologiques ?

146 patients en surcharge pondérale ou obèses (IMC moyen de 39,3 kg/m²) ont été enrôlés dans cette étude et ont été suivis pendant 48 semaines. Ils ont été répartis aléatoirement en 2 groupes :

  • un groupe soumis à un régime pauvre en glucides
  • un groupe soumis à un régime pauvre en lipides + un médicament amaigrissant.

La perte de poids a été similaire dans les 2 groupes (-8,5 à -9,5%).

Par contre, sur le plan cardiovasculaire, la baisse de pression artérielle a été plus importante dans le groupe suivant le régime hypoglucidique. (-5,9 mmHg pour la pression systolique vs +1,5 mmHg et -4,5 mmHg vs +0,4 mmHg pour la pression diastolique).

Les autres paramètres biologiques (cholestérol, glycémie, insuline, HbA1c) n’ont pas varié significativement entre les 2 groupes.

Les auteurs concluent que deux régimes amaigrissant aussi efficaces en termes de réduction de poids conduisent à des améliorations tensionnelles différentes. Un régime hypoglucidique est plus efficace pour réduire la pression sanguine qu’un régime pauvre en lipides accompagné d’un traitement médicamenteux amaigrissant.

Il aurait été intéressant de créer un 3° groupe dans cette étude comprenant des patients suivant un régime méditerranéen, dans la mesure où le régime crétois bénéficie d’un support scientifique très fort sur les paramètres cardiovasculaires.

Source

A randomized trial of a low-carbohydrate diet vs orlistat plus a low-fat diet for weight loss.
Yancy WS Jr, Westman EC, McDuffie JR, Grambow SC, Jeffreys AS, Bolton J, Chalecki A, Oddone EZ.
Arch Intern Med. 2010 Jan 25;170(2):136-45.

Crédits photo : topgold

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4 fév 2010

Le surpoids serait lié aux évènements de la vie

Envoyé par Olivier GRYSON. 2 commentaires

En 10 ans, la part d’obèses (IMC > 30kg/m²) est passé en France de 8,2% à 14,5% de la population (chiffres 2009).

Un français sur 2 de plus de 15 ans est en surpoids (IMC >25).

L’objectif de cette étude fut de déterminer si les causes sous-jacentes du surpoids peuvent être imputables à des évènements extérieurs.
Et les résultats ne manquent pas d’intérêt !
Cette étude porte sur 3 000 franciliens résidant dans Paris et sa banlieue proche.
Dans le cadre de cette étude, tous âges et sexes confondus, 36,4% des personnes sont en surpoids et 8,8% sont obèses.
Les hommes sont plus touchés par le surpoids, les femmes par l’obésité.

Je vous épargne les chiffres qui sont librement disponibles dans la publication originale. Nous retiendrons que nous sommes inégaux face au risque de surpoids.
Les principaux facteurs de risques de surpoids ou d’obésité sont les suivants :

  • L’âge

Homme ou femme, l’âge ne nous réussit pas. Statistiquement, les personnes de plus de 65 ans sont celles les plus à risques de surpoids.

  • La grossesse

Avoir eu des enfants est un facteur de risque de surpoids pour la femme mais également pour l’homme !!! Avoir des enfants influence vraisemblablement l’alimentation familiale…

  • L’origine des parents

L’homme dont les parents sont d’origine étrangère non maghrébine a plus de risque d’être en surpoids.
Les femmes d’origine maghrébine sont nettement plus à risque que celles d’origine française.

  • Enfance / adolescence

Chez la femme, une enfance malheureuse suivie d’une adolescence heureuse se traduit par un risque de surpoids maximal par rapport à une enfance et une adolescence heureuse.

La probabilité de surpoids est moindre dans trois situations : une séparation ou un divorce pour les femmes, le décès d’un conjoint ainsi que de graves problèmes de santé avant 18 ans pour les hommes.

En dépit de certains biais, cette étude confirme le rôle de facteurs psychosociaux sur le risque de surpoids.

Pour fonctionner de manière optimale, les programmes de prévention et d’éducation alimentaire doivent idéalement intégrer ces paramètres pour cibler plus spécifiquement chaque sujet.

Source

Conditions et événements de vie corrélés au surpoids des adultes : une analyse par sexe des données de la cohorte SIRS, agglomération parisienne, 2005, Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire, février 2010

Crédits photo : colros

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3 fév 2010

Des Oméga-3 contre les psychoses chez l’adolescent

Envoyé par Olivier GRYSON. 2 commentaires

Une nouvelle étude qui pèse lourd ! Publiée dans les Archives of General Psychiatry, l’une des plus prestigieuses publications médicales en psychiatrie, il s’agit d’une étude contrôlée (vs placebo), soit le type d’étude donnant les résultats les plus fiables sur le plan scientifique.

L’utilisation des médicaments antipsychotiques fait actuellement débat. Prise de poids, diabète, leurs effets secondaires ne sont pas anodins. A l’inverse, les acides gras insaturés de type Oméga-3 n’ont pas d’effets secondaires connus et bénéficient d’un faisceau scientifique confirmant chaque jour leurs bienfaits.

81 adolescents à haut risque de psychose ont été enrôlés dans cette étude qui a duré 12 semaines et répartis en 2 groupes :

  • le premier groupe (41 patients) a reçu des oméga-3 sous forme de compléments alimentaires
  • le second groupe (40 patients) a reçu un placébo.

Sur les 41 patients sous oméga-3, 2 ont développé une psychose (4,9%) contre 11 dans le , groupe placebo (27,5%).

Par rapport au placebo, les oméga 3 ont diminué les symptômes positifs (délusions, hallucinations,désorganisations de la parole et du comportement), négatifs (diminution des expressions émotionnelles, de la productivité de la pensée et du langage et des comportements dirigés vers un objectif), et généraux.

Les auteurs concluent que les oméga-3 réduisent le risque de progression d’une psychose et s’inscrivent dans une stratégie efficace et sans danger en prévention chez les jeunes à la limite du seuil psychotique.

Source

Long-Chain {omega}-3 Fatty Acids for Indicated Prevention of Psychotic Disorders: A Randomized, Placebo-Controlled Trial
G. Paul Amminger; Miriam R. Schäfer; Konstantinos Papageorgiou; Claudia M. Klier; Sue M. Cotton; Susan M. Harrigan; Andrew Mackinnon; Patrick D. McGorry; Gregor E. Berger
Arch Gen Psychiatry. 2010;67(2):146-154.

Crédits photo : dou_ble_you

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2 fév 2010

De la vitamine D chez l’asthmatique !

Envoyé par Olivier GRYSON. Pas de commentaire

Chaque patient asthmatique réagit à sa manière aux corticoïdes, une classe de médicament diminuant fortement l’état inflammatoire lors de la crise d’asthme.

Je rédigerai très prochainement un article de synthèse sur la vitamine D. Toujours est-il que cette vitamine est surtout connue pour son rôle dans le métabolisme de l’os. Par ailleurs, elle serait suspectée d’agir également sur la réponse aux glucorticoïdes.

C’est justement ce que vient de confirmer une équipe de recherche américaine.

Les résultats de cette étude viennent de paraître dans le journal de l’American Thoracic Society.

54 asthmatiques non-fumeurs ont été enrôlés dans cette étude. Les chercheurs ont dosé le taux sanguin de vitamine D chez chacun des sujets et ont évalué leur fonction pulmonaire et tout particulièrement leur réponse aux glucocorticoïdes.

L’étude a montré que les personnes ayant un faible taux de vitamine D dans le sang :

  • ont une fonction pulmonaire moins bonne,
  • sont plus à risque de bronchospasmes,
  • et réagissent moins bien aux corticoïdes.

La vitamine D est naturellement produite lors de l’exposition au soleil. Elle est également présente dans les poissons gras comme le saumon.

Source

Vitamin D Levels, Lung Function and Steroid Response in Adult Asthma
E. Rand Sutherland, Elena Goleva, Leisa P. Jackson, Allen D. Stevens, and Donald Y.M. Leung
Am. J. Respir. Crit. Care Med., Jan 2010; doi:10.1164/rccm.200911-1710OC

Crédits photo : Bern@t

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1 fév 2010

Chez l’hypertendu léger, accompagnez un régime DASH avec de l’exercice et une perte de poids

Envoyé par Olivier GRYSON. Pas de commentaire

Nous avons déjà eu l’occasion d’aborder le régime DASH (Dietary Approaches to Stop Hypertension : Approches Diététiques pour Stopper l’Hypertension). Il s’agit là d’un régime inspiré du régime méditerranéen.

Plusieurs études ont montré que ce régime permettait de réduire la tension artérielle dans des études à court terme. Les résultats de l’étude ENCORE ont déjà été commentés au moment où ils ont été présentés à l’American College of Cardiology. Ces résultats viennent tout juste de paraître dans les Archives of  Internal Medicine, une prestigieuse revue médicale. C’est l’occasion d’y revenir.

Des chercheurs ont souhaité évaluer l’impact du régime DASH chez des individus pré-hypertendus ou avec une hypertension de stade I (pression systolique comprise entre 130 et 159 mm et pression diastolique comprise entre 85 et 99 mm) avec ou sans perte de poids.

144 personnes se sont prêtées à cette expérience. Elles ont été réparties aléatoirement dans l’un des groupes suivants:

  • contrôle diététique normal
  • régime DASH
  • régime DASH + programme pour perdre du poids

Après 4 mois, leur pression artérielle a été mesurée ainsi que différents marqueurs du risque cardiovasculaire comme la rigidité artérielle ou encore la masse d’une partie du coeur.

Les résultats de l’étude ont montré que le régime DASH accompagné d’un programme visant à perdre du poids était le plus efficace pour réduire la tension artérielle (pression systolique – 16 mm et pression diastolique – 9,9 mm) comparé au régime DASH seul (-11,2 mm / -7,5 mm) et au contrôle diététique normal (-3,4 mm/-3,8 mm).

Les auteurs ont conclu que chez les personnes commençant à faire de l’hypertension, un régime DASH accompagné d’un programme visant à leur faire perdre du poids permet de baisser leur pression artérielle et améliorer leur système cardiovasculaire (amélioration des paramètres vasculaires et diminution de la masse ventriculaire gauche).

Source

Effects of the DASH Diet Alone and in Combination With Exercise and Weight Loss on Blood Pressure and Cardiovascular Biomarkers in Men and Women With High Blood Pressure: The ENCORE Study.
Blumenthal JA, Babyak MA, Hinderliter A, Watkins LL, Craighead L, Lin PH, Caccia C, Johnson J, Waugh R, Sherwood A.
Arch Intern Med. 2010 Jan 25;170(2):126-35.

Crédits photo : kinniebear

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30 jan 2010

Greenpeace lance son guide OGM sur iPhone

Envoyé par Olivier GRYSON. Pas de commentaire


Les Organismes Génétiquement Modifiés n’ont pas manqué de défrayer la chronique ces derniers mois, notamment suite à la parution du livre et du film « Le monde selon Monsanto ». Les interventions plus ou moins médiatisées de certaines personnalités politiques dans des champs de maïs transgénique ont également contribué à renforcer la polémique.

Sans entrer dans ce débat houleux qui manque selon-moi encore de données scientifiques robustes tant dans un camp que dans l’autre il m’a semblé intéressant de signaler que le mouvement Greenpeace a lancé une application iPhone pour le moins originale (après avoir critiqué quelques mois auparavant cet appareil jugé polluant ;-) ) : un guide d’achat des aliments sans OGM.

L’application est disponible via l’App Store sous le nom « Guide OGM ». Elle est gratuite. En un clic, il est ainsi possible de savoir si tel ou tel aliment contient ou non des OGM. L’application est très simple d’utilisation. Chaque aliment est précédé d’un pictogramme vert, orange ou rouge. Je vous laisse découvrir sur l’illustration ci-dessous la signification de chacun des pictogrammes.

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29 jan 2010

3 grammes de sel en moins pour sauver des centaines de milliers de vies

Envoyé par Olivier GRYSON. Pas de commentaire

Au moment où vient de paraître une étude dans l’American Journal of Clinical Nutrition, c’est le New-England Journal of Medicine, l’une des revues médicales les plus prestigieuses qui enfonce le clou avec une étude démontrant les effets délétères d’un tout petit excès de sel dans la nourriture industrielle.

La Société Européenne de Cardiologie (ESC), l’une des deux plus grandes sociétés savantes spécialisées en cardiologie au monde a salué ces résultats qui quantifient pour la première fois les cas d’angors, d’infarctus et d’AVC qui pourraient être évités si nous consommions tout simplement moins de sel.

L’ESC insiste sur l’urgence pour l’Union Européenne de mettre en place des mesures pour réduire la consommation de sel par habitant.

La plupart du sel que nous consommons provient des aliments transformés. D’après les résultats de cette étude, le simple fait de diminuer de 3 grammes par jour notre consommation de sel permettrait d’éviter chaque année aux USA :

  • 60 000 à 120 000 nouveaux cas d’angine de poitrine,
  • 32 000 à 66 000 nouveaux AVC,
  • 54 000 à 99 000 nouveaux infarctus du myocarde,
  • et 44 000 à 92 000 décès toutes causes confondues.

Toute la population en profiterait et plus particulièrement les noirs. Les femmes quant à elles diminueraient encore plus que les hommes leur risque d’AVC. Les personnes âgées diminueraient particulièrement leur risque d’angor et les jeunes leur risque de décès toutes causes confondues.

Les Etats-Unis économiseraient ainsi chaque année 194 000 à 392 000 années de vies humaines et entre 10 et 24 milliards de dollars de dépenses de santé…

… en diminuant tout simplement la consommation de sel de chacun de 3 grammes par jour !

A titre indicatif, des travaux récents ont montré en Grande-Bretagne que le pain le plus salé contient 3 g de sel pour 100g de pain tandis que le pain le moins salé en contient 0,7g/100g.

Le communiqué de la Société Européenne de Cardiologie insiste sur le besoin d’une uniformisation entre tous les pays. Il cite notamment le cas des céréales All Bran de Kellogg’s qui contiennent en Europe 1,3g de sel / 100g contre seulement 0,65g/100g aux Etats-Unis ! L’ESC cite également l’impact du programme CASH (consensus Action on Salt and Health) en Grande-Bretagne grâce à qui la consommation quotidienne moyenne de sel par individu est passé de 9,5 à 8,6g.

Les auteurs de l’étude du NEJM concluent enfin qu’une diminution de la consommation de sel d’1 seul gramme par jour aurait déjà des conséquences très importantes !

Source

Study prompts calls for Europe-wide salt legislation, European Society of Cardiology, 26/01/2010

Projected Effect of Dietary Salt Reductions on Future Cardiovascular Disease.
Bibbins-Domingo K, Chertow GM, Coxson PG, Moran A, Lightwood JM, Pletcher MJ, Goldman L.
N Engl J Med. 2010 Jan 20. [Epub ahead of print]

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28 jan 2010

La nourriture industrielle est beaucoup trop riche en sel !!!

Envoyé par Olivier GRYSON. Pas de commentaire

Le lien entre excès de sel dans les aliments et hypertension artérielle est établi depuis longtemps, ce qui conduit à terme à une augmentation de la morbidité et de la mortalité cardiovasculaire. Les maladies cardiovasculaires constituent la première cause de mortalité dans les pays occidentaux.

Par ailleurs, tout le monde s’accorde à dire qu’il suffirait de diminuer substantiellement la consommation de sel pour réduire drastiquement les maladies cardiovasculaires.

L’une des stratégies consisterait à réduire le sel présent dans la nourriture transformée.

Cette nouvelle étude australienne a visé à déterminer les teneurs en sel de la nourriture transformée présente en Australie en 2008 et à la comparer aux standards des autorités britanniques.

De très nombreux produits ont ainsi été étudiés : 51 variétés de pain blanc, des centaines de variétés de gâteaux, près d’une centaine de variétés de riz, 265 soupes, 23 variétés de moutardes, etc.

On y apprend que la teneur moyenne en sel des saucisses est de 825 mg/100g alors que les recommandations sont de 450 mg/100g ou encore que les légumes en conserve contiennent 227 mg/100g là où les recommandations conseillent 50 mg/100g ! A l’extrême, certaines sauces déshydratées contiennent en moyenne 3670 mg de sel /100g par rapport aux 800 mg/100g recommandés.

Fort heureusement tous les aliments ne sont pas exagérément surdosés en sel mais la plupart sont au dessus des recommandations.

Autre fait intéressant, au sein d’une même classe d’aliments, la teneur en sel peut être extrêmement variable ce qui montre qu’il est possible de faire un effort sur le plan industriel pour réduire la teneur en sel.

Les auteurs en appellent à la mise en place le plus rapidement possible d’un programme de réduction nationale des teneurs en sel des aliments transformés.

Source

A systematic survey of the sodium contents of processed foods
Jacqueline L Webster, Elizabeth K Dunford, and Bruce C Neal
Am J Clin Nutr 2010;91:413–20.

Emerging opportunities for monitoring the nutritional content of processed foods
Sonia Y Angell
Am J Clin Nutr 2010;91:298–9.

The urgent need to reduce sodium consumption.
Havas S, Dickinson B, Wilson M.
JAMA 2007;298:1439–41.

Intersalt: an international study of electrolyte excretion and blood pressure: results for 24 hour urinary sodium and potassium excretion.
Intersalt Cooperative Research Group.
BMJ 1988;297:319–28.

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27 jan 2010

Afficher les calories dans un fast food, ça marche !

Envoyé par Olivier GRYSON. Pas de commentaire

Une nouvelle étude parue dans Pediatrics vient de montrer que lorsqu’un fast-food affiche clairement le nombre de calories dans ses menus, les parents réduisent en moyenne de 102 Calories ce qu’ils commandent pour leurs enfants.

Cette étude a été conduite à Seattle. Elle porte sur 99 parents d’enfants âgés de 3 à 6 ans. Ont été exclus de l’étude :

  • les parents ne mangeant jamais dans des fast-food
  • les parents ne parlant pas anglais
  • les parents dont les enfants étaient malades

Les parents ont été répartis en 2 groupes. Il leur a ensuite été présenté un menu et les auteurs de l’étude leur ont demandé de se choisir un menu ainsi que pour leurs enfants.

Dans l’un des 2 groupes, les parents ont reçu un menu sur lequel été indiqué le nombre de calories de chaque plat.

Les parents ayant accès aux nombre de calories ont choisi des menus plus « légers » que les autres (567 Cal vs 671 Cal) pour leurs enfants. Les adultes ont été moins raisonnables vis à vis d’eux-mêmes puisqu’aucune différence calorique n’a pu être constatée dans les menus des parents.

Les auteurs concluent que l’affichage clair des calories contribuerait à lutter contre l’obésité chez le jeune enfant.

Source

Nutrition Menu Labeling May Lead to Lower-Calorie Restaurant Meal Choices for Children
Pooja S. Tandon, MD, Jeffrey Wright, MD, Chuan Zhou, PhD, Cara Beth Rogersa, Dimitri A. Christakis, MD, MPH
Pediatrics (doi:10.1542/peds.2009-1117) Published online January 25, 2010

Crédits photo : hadsie

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25 jan 2010

Prévenir le cancer du poumon chez le fumeur en mangeant autrement…

Envoyé par Olivier GRYSON. Pas de commentaire

Prévenir le cancer du poumon chez le fumeur en mangeant autrement...

L’un des moyens qui sera prochainement à la disposition du corps médical pour détecter précocément l’apparition d’un cancer du poumon sera de suivre certaines modifications très spécifiques de l’ADN à partir de crachats.

Or plusieurs études ont montré sur un plan épidémiologique qu’une bonne alimentation, riche en légumes verts permettrait de réduire la survenue du cancer du poumon.

Des chercheurs américains ont voulu vérifier si l’alimentation, et tout particulièrement certains cocktails de vitamines permettent d’agir sur ce marqueur précoce.

1101 fumeurs ou anciens fumeurs se sont prêtés à l’expérience. Les modifications de l’ADN ont été classées en 2 groupes : faibles ou importantes.

Il en a résulté que la consommation de légumes verts feuillus, de folates ou encore de cocktails multi-vitamines protègent significativement contre le risque de cancer du poumon.

Source

Multivitamins, Folate, and Green Vegetables Protect against Gene Promoter Methylation in the Aerodigestive Tract of Smokers
Christine A. Stidley, Maria A. Picchi, Shuguang Leng, Randy Willink, Richard E. Crowell, Kristina G. Flores, Huining Kang, Tim Byers, Frank D. Gilliland, and Steven A. Belinsky
Cancer Res 2010 70: 568-574. Published Online First January 12, 2010. doi: 10.1158/0008-5472.CAN-09-3410

Crédits photo : wallyg

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